Animaux de la mer
Les animaux de la mer
Les escales de cette fiche se trouvent dans plusieurs mers. Suivons les manières de se nourrir, depuis les petites proies du plancton jusqu’aux coquillages du rivage.
Le grand dauphin
Eaux côtières et large de plusieurs océans · Tursiops truncatus
Pour respirer, il revient en surface. Sous l’eau, ses clics produisent de petits échos quand ils rencontrent un poisson ou un obstacle. Le temps qui sépare un clic de son écho renseigne sur la distance. Les sifflements, eux, jouent notamment un rôle dans les échanges entre individus.
Beaucoup d’adultes mesurent de 2 à 4 m, la longueur d’une petite voiture pour les plus grands.
La baleine à bosse
Océans du monde, des eaux nourricières aux zones de reproduction · Megaptera novaeangliae
Dans certaines régions, des baleines à bosse font monter des bulles autour d’un banc de poissons. Elles engouffrent ensuite une grande quantité d’eau et de proies. Les plis de la gorge se déploient pendant la prise. La baleine repousse l’eau à travers ses fanons, qui retiennent poissons et petits crustacés.
Un adulte mesure souvent de 12 à 16 m et pèse plusieurs dizaines de tonnes. Une baleine de 15 m dépasse un bus de ville de 12 m.
Le requin-baleine
Mers tropicales et chaudes · Rhincodon typus
Ce poisson filtre de petits organismes et parfois des œufs de poissons rassemblés dans l’eau. Ses taches blanches dessinent un motif différent sur chaque individu. Des structures dans la région des branchies retiennent les proies. La taille des particules et leur concentration déterminent si une zone fournit assez de nourriture.
Un grand adulte dépasse 10 m. Des individus de plus de 20 tonnes ont été signalés : plus d’une dizaine de voitures.
La tortue verte
Herbiers tropicaux et plages de ponte · Chelonia mydas
De nombreuses tortues vertes adultes mangent surtout des herbes marines et des algues. Les femelles creusent un nid sur la plage avec leurs nageoires arrière. La ponte se déroule à terre tandis que la croissance et les migrations ont lieu en mer. L’herbier et la plage ont donc des fonctions différentes dans une même vie.
Une grande adulte a une carapace d’environ 1 m et pèse souvent plus de 100 kg.
Le poulpe commun
Rochers et anfractuosités côtières, notamment en Méditerranée · Octopus vulgaris
Le poulpe change rapidement l’aspect de sa peau. Ses bras munis de ventouses adhèrent au rocher et explorent les cachettes où se trouvent ses proies. Les chromatophores sont des organes colorés dont la surface visible change sous l’action de muscles. Son corps mou entre dans des passages très étroits, dans la limite imposée notamment par le bec.
L’hippocampe moucheté
Herbiers côtiers de l’Atlantique oriental et de la Méditerranée · Hippocampus guttulatus
Ce poisson se tient dans les herbiers et aspire de petites proies. Lors de la reproduction, la femelle dépose ses œufs dans la poche du mâle. Les embryons se développent à l’intérieur de cette poche ventrale. Quand le mâle les expulse, les petits ont déjà la silhouette d’hippocampes miniatures.
Souvent de l’ordre de 10 à 16 cm, une longueur de crayon.
Le poisson-clown ocellé
Anémones de l’Indo-Pacifique · Amphiprion ocellaris
Une couche de mucus contribue à la tolérance du poisson-clown aux tentacules de son hôte. Dans le petit groupe, la femelle reproductrice est le plus grand individu. Si cette femelle disparaît, le mâle reproducteur peut devenir femelle. Un individu plus petit peut alors accéder au rôle de mâle reproducteur.
Environ 6 à 11 cm pour cet habitant des récifs, moins qu’un crayon.
La méduse lune
Eaux côtières de plusieurs mers · Aurelia spp.
Les petits tentacules du bord retiennent des proies minuscules. Cette méduse passe une partie de sa vie sous une tout autre forme, fixée sur un support. Le polype fixé peut se segmenter et libérer de très jeunes méduses. Cette reproduction permet à un organisme peu visible sur le fond de produire plusieurs individus nageurs.
Une ombrelle de 20 cm occupe à peu près la largeur d’une petite assiette.
L’étoile de mer commune
Fonds côtiers de l’Atlantique nord-est · Asterias rubens
Ses nombreux pieds ambulacraires adhèrent aux deux valves d’une moule. Une fente minuscule peut suffire pour commencer le repas. L’estomac peut sortir par la bouche et commencer à digérer les tissus de la proie à l’extérieur du corps. Les pieds assurent à la fois l’accrochage et la traction.
Le homard européen
Fonds rocheux de l’Atlantique nord-est et de Méditerranée · Homarus gammarus
Une grosse pince écrase les prises dures. L’autre, plus fine, coupe et saisit. Pour grandir, le homard doit quitter son ancienne carapace. Après la mue, le nouveau revêtement reste provisoirement souple. Le homard se protège alors dans une cachette avant que sa carapace ne durcisse.
La raie manta océanique
Eaux tropicales et tempérées chaudes · Mobula birostris
La manta dirige de l’eau chargée de plancton vers sa bouche avec deux lobes à l’avant de la tête. Elle nage parfois en boucles là où la nourriture se concentre. Les taches sombres sur la face ventrale varient entre individus. Photographier le ventre permet de reconnaître une raie sans avoir à la marquer.
Les plus grandes atteignent environ 7 à 8 m d’envergure et peuvent dépasser 1 tonne, la masse d’une voiture.
Le manchot empereur
Océan Austral et banquise antarctique · Aptenodytes forsteri
Le mâle couve pendant l’hiver antarctique. Les adultes se serrent en groupes denses. Revenu de la mer, un parent peut retrouver son partenaire par la voix. L’œuf demeure isolé de la glace sur les pattes. Les déplacements dans les rassemblements modifient l’exposition de chaque oiseau au vent et au froid.
Environ 1,1 à 1,2 m debout, la taille d’un enfant. Un adulte peut approcher 40 kg avant un long jeûne.
La seiche commune
Fonds sableux et herbiers côtiers d’Europe · Sepia officinalis
Une nageoire souple ondule le long du corps. La seiche dispose aussi de deux longs tentacules de capture qu’elle projette vers les proies à portée. Le contrôle des chromatophores change rapidement l’aspect de sa peau. Son os de seiche, une coquille interne cloisonnée, contribue au réglage de la flottabilité.
La loutre de mer
Côtes du Pacifique Nord, notamment forêts de laminaires · Enhydra lutris
Certaines loutres cassent des coquillages contre un caillou posé sur leur poitrine. Leur fourrure très dense emprisonne une couche d’air isolante. L’usage d’outils dépend notamment des proies et des habitudes individuelles. L’animal consacre aussi beaucoup de temps à maintenir son pelage propre pour conserver son isolation.
Un adulte peut peser environ 15 à 40 kg selon le sexe et la population.
La crevette nettoyeuse
Récifs de l’Indo-Pacifique · Lysmata amboinensis
Ses antennes signalent la station de nettoyage. Certains poissons viennent s’y faire débarrasser de parasites et de débris sur la peau ou près des branchies. La crevette trouve de la nourriture et le poisson peut voir diminuer sa charge de parasites. Le partenaire doit la laisser approcher de zones normalement vulnérables.
Environ 5 à 6 cm de corps, antennes non comprises.
Le bernard-l’ermite commun
Rivages rocheux et fonds proches des côtes européennes · Pagurus bernhardus
Son abdomen mou se glisse dans une coquille de gastéropode. Les pattes avant et les pinces restent disponibles pour se déplacer et saisir la nourriture. La forme, la masse et la taille de la coquille influencent le coût du transport et la protection du corps. Toute coquille vide ne convient donc pas.
Le fou de Bassan
Falaises et eaux poissonneuses de l’Atlantique Nord · Morus bassanus
Depuis les airs, il repère les bancs de poissons. Il resserre ses ailes avant l’impact et peut poursuivre sa proie sous l’eau. La forme du corps et la posture du cou à l’entrée dans l’eau aident à supporter la transition brutale entre l’air et la mer.
Environ 1,7 à 1,9 m d’envergure, comme la taille d’un grand adulte.
Le poisson-lune
Eaux tempérées et tropicales du large · Mola mola
Le poisson-lune peut se coucher sur le côté près de la surface. Il effectue aussi des plongées et se nourrit d’une variété de proies, dont des animaux gélatineux. Sa nageoire dorsale et sa nageoire anale assurent l’essentiel de la propulsion. L’arrière du corps porte une bordure arrondie, le clavus.
Les grands adultes dépassent 2 m et peuvent peser plus d’une tonne.
À la même échelle
Une baleine de 15 m est aussi longue qu’un peu plus de douze enfants de 1,20 m alignés.
Suivre le repas dans l’eau
Les fanons d’une baleine et les structures filtrantes d’un requin-baleine sont des solutions différentes au même problème, retenir des proies tout en laissant repartir l’eau. Leurs lieux d’alimentation suivent les concentrations de nourriture.
Sources
- Le grand dauphin · What’s in a voice? Dolphins do not use voice cues for individual recognition · Common bottlenose dolphin - NAMMCO
- La baleine à bosse · Humpback Whale | NOAA Fisheries
- Le requin-baleine · Whale Shark - Georgia Aquarium
- La tortue verte · Green Turtle: Science | NOAA Fisheries
- Le poulpe commun · Octopus vulgaris | DORIS
- L’hippocampe moucheté · Hippocampus guttulatus | DORIS
- Le poisson-clown ocellé · Clown Anemonefish – Discover Fishes
- La méduse lune · Aurelia spp. | DORIS
- L’étoile de mer commune · Asterias rubens | DORIS
- Le homard européen · Homarus gammarus | DORIS
- La raie manta océanique · Giant Manta Ray | NOAA Fisheries
- Le manchot empereur · Emperor penguin – Australian Antarctic Program
- La seiche commune · Sepia officinalis | DORIS
- La loutre de mer · Sea otter | Monterey Bay Aquarium
- La crevette nettoyeuse · Lysmata amboinensis | DORIS
- Le bernard-l’ermite commun · Pagurus bernhardus | DORIS
- Le fou de Bassan · Fou de Bassan | Parc national des calanques
- Le poisson-lune · Ocean sunfish | Monterey Bay Aquarium
- Silhouette de comparaison · Chris huh · Licence