Jacques Cartier
Jacques Cartier
La glace a pris les bateaux. Chez Cartier, des hommes trop faibles pour se tenir debout ne peuvent même plus aller chercher du bois. Or voici Domagaya, que le capitaine avait vu malade. Il marche, lui ! Que s’est-il passé ? Pour comprendre comment un équipage en arrive à compter sur un arbre, il faut remonter le fleuve avec lui.
Le roi regarde vers l’ouest
En 1534, François Ier confie une mission à Jacques Cartier. Le marin de Saint-Malo cherche des richesses et une route possible vers l’Asie. Il explore le golfe du Saint-Laurent, dans des régions que fréquentent déjà des pêcheurs européens. Jusqu’où peut-on aller au-delà des lieux de pêche déjà connus ? C’est la question que le roi pose à son capitaine.
Un mot devient un nom
Lors de ses rencontres avec les Iroquoiens du Saint-Laurent, Cartier entend le mot kanata, qui désigne un village. Il l’emploie pour parler d’une région. Peu à peu, ce mot deviendra le nom du Canada, bien plus vaste que son sens de départ. Imagine un visiteur qui entendrait le mot « village » et le prendrait pour le nom de toute ta région.
Remonter le grand fleuve
En 1535, Cartier remonte le Saint-Laurent, passe par Stadaconé et atteint Hochelaga, près de l’actuelle Montréal. Le fleuve paraît ouvrir une porte vers l’intérieur du continent. Mais les rapides rappellent que toutes les routes d’eau ne se parcourent pas avec les mêmes bateaux. Les grandes voiles ont servi dans l’Atlantique. Ici, le marin écoute des hommes qui savent distinguer un bras tranquille d’un rapide.
Quand le fleuve se ferme
Les navires sont entrés par l’eau. Quelques mois plus tard, la glace tient leurs coques prisonnières. Il faut hiverner près de Stadaconé. Une journée a changé de prix. On doit chauffer, protéger les réserves et espérer que suffisamment d’hommes garderont la force de préparer le départ du printemps.
Le secours venu du pays
L’hiver près de Stadaconé est terrible. Le scorbut atteint l’équipage. Cartier apprend de ses interlocuteurs iroquoiens l’usage d’une préparation végétale qui aide les malades. Les hommes venus explorer doivent leur survie à un savoir qu’ils ne possédaient pas. Le bois destiné au feu et l’eau à faire chauffer deviennent des ressources aussi précieuses que les cordages.
Le secret de Domagaya
Cartier voit que Domagaya a repris des forces et lui demande comment il s’est soigné. Deux femmes vont chercher de quoi préparer un remède avec un arbre appelé annedda. On fait bouillir la préparation. Des malades se remettent. Pour cette fois, ceux qui avaient traversé l’océan sont les élèves.
Une confiance abîmée
Cartier emmène de force le chef Donnacona et plusieurs de ses proches en France. Donnacona y meurt sans revoir son pays. L’histoire du navigateur comprend donc aussi une rupture de confiance avec des hommes dont il avait reçu renseignements et assistance. D’un côté de l’océan, on attend des renseignements pour le roi. De l’autre, des familles ont perdu les leurs.
L’or qui n’en était pas
Lors de son dernier voyage, Cartier croit trouver de l’or et des diamants. Ce sont notamment de la pyrite et du quartz. Le projet d’installation échoue. Pourtant, ses voyages ont donné à la France une connaissance décisive du Saint-Laurent. Cartier rentre avec sa cargaison. La lumière du port de France n’en changera ni la couleur ni la véritable valeur.
À toi de poursuivre le voyage
Une caisse de pierres a déçu le roi. Un simple renseignement a rendu des forces à des malades. Un mot de village est devenu le nom d’un pays. En lisant Cartier, on découvre que les choses les plus précieuses d’une expédition sont souvent celles qu’on ne savait pas chercher.