Johannes Gutenberg
Les lettres qui recommencent
Mayence, sur le Rhin · Vers 1400–1468
Johannes Gutenberg
L’ouvrier soulève la feuille. Les lettres sont sur le papier. Sur la presse, elles sont encore là. On peut recommencer.
Un livre attend son double
À Mayence, un copiste peut passer des mois sur un gros livre. Gutenberg pose le problème autrement. Et si le travail fait pour une première page servait aussi pour la deuxième copie ?
Le tiroir aux lettres
Un compositeur choisit de petites pièces de métal dans des cases. Il place les caractères dans une sorte de règle, le composteur. Quand la ligne est pleine, il en commence une autre.
Tout un alphabet à fabriquer
Les lettres de métal forment une drôle de foule. Pour les assembler sans bosses ni creux, il faut des pièces régulières. Leur fabrication est l’un des secrets du travail de l’imprimeur.
De l’encre et une vis
Les ouvriers tapotent les caractères avec des tampons encrés. Le papier est mis en place. En tirant le levier de la presse, le pressier fait descendre un plateau qui appuie la feuille contre les lettres.
La feuille se soulève
Une page sèche pendant qu’une autre passe sous la presse. Les lignes gardent leur place pour toute la série. Quand le tirage est fini, les caractères retournent dans leurs cases. Ils serviront à composer d’autres mots.
Une lettre peinte à la main
Le lecteur reçoit des feuilles couvertes de caractères noirs. Il peut les faire décorer et relier. Dans les espaces prévus, une main ajoute des titres rouges ou de grandes lettres peintes.
Du caractère à la feuille
Un seul jeu de caractères peut fournir bien plus d’un exemplaire.
Les lettres en relief forment les mots et les lignes.
L’encre couvre leur surface. Le papier reçoit l’empreinte sous la presse.
Après le tirage, on défait les lignes et on range les caractères.
Quarante-deux lignes
On surnomme ce livre la Bible à quarante-deux lignes. Le nom vient des deux colonnes qui occupent chaque page et du nombre de lignes habituel dans chacune.
Les repères du récit
- Vers 1400 — Naissance de Gutenberg à Mayence.
- Vers 1455 — La grande Bible latine sort de l’atelier de Mayence.
Un différend financier oppose Gutenberg à Johann Fust.
Gutenberg meurt à Mayence. L’imprimerie se diffuse en Europe.
Sources
Repères et illustrations.
Les dates et faits du récit s’appuient sur des repères historiques établis (ateliers, publications, institutions liées aux inventeurs).