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James Cook

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James Cook

Illustration de la page « James Cook ».

La coque de l’Endeavour laisse entrer l’eau. Certains hommes pompent, d’autres allègent le navire. Un jeune marin connaît une astuce déjà essayée sur un autre bateau. Elle exige une voile et des poignées de fibres. Si elle fonctionne, James Cook pourra poursuivre l’une des plus grandes entreprises de cartographie du Pacifique.

Tout avait commencé par des mesures. En Amérique du Nord, Cook s’était distingué par ses relevés. À Tahiti, il devait observer Vénus. Devant la côte australienne, une mesure devient plus urgente que toutes les autres. Le niveau d’eau dans la cale monte-t-il encore ?

Les trois voyages associent astronomie, navigation et ambitions britanniques. Ils montrent aussi la valeur des savoirs polynésiens. Sans Tupaia, plusieurs conversations en Nouvelle-Zélande auraient été bien plus difficiles. Aucun instrument de Cook ne pouvait tenir son rôle d’interprète.

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L’art de regarder précisément

Illustration de la page « L’art de regarder précisément ».

James Cook devient un marin réputé pour ses relevés précis. Il mesure les côtes et observe les passages. Cette qualité compte plus qu’un beau discours : les cartes doivent permettre à d’autres équipages de naviguer après lui avec davantage de sécurité. Un chiffre de profondeur placé au bon endroit sur une carte peut épargner un naufrage, même des années après la mesure.

Son expérience des relevés en Amérique du Nord prépare ses grandes missions dans le Pacifique.

La précision est un service durable. Une observation correctement transmise peut être utile longtemps après la disparition de celui qui l’a faite.

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Un rendez-vous avec Vénus

Illustration de la page « Un rendez-vous avec Vénus ».

En 1768, l’Endeavour part pour Tahiti. Une mission scientifique attend les voyageurs : observer le passage de Vénus devant le Soleil en 1769. Mais Cook porte aussi des instructions pour poursuivre l’exploration du Pacifique après ce rendez-vous céleste. Le jour du passage est connu d’avance. Une semaine de retard ou un nuage mal placé pourrait faire manquer le rendez-vous.

La comparaison d’observations réalisées en plusieurs lieux doit aider à calculer les distances dans le système solaire.

L’astronomie et les ambitions de l’État se rencontrent à bord du même navire. Le voyage réunit scientifiques, marins et objectifs stratégiques.

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Du chou à la table des officiers

Illustration de la page « Du chou à la table des officiers ».

De la choucroute en mer ? Des matelots en veulent à peine. Cook raconte qu’il en fait servir à la table des officiers. Bientôt, ce plat auquel les chefs semblent tenir intrigue l’équipage. Les hommes se mettent à en demander. À bord, obtenir qu’un aliment soit réellement mangé est une difficulté bien différente de celle qui consiste à en charger des barils.

Les équipages cherchent à limiter le scorbut. Une alimentation variée et des ravitaillements frais comptent dans cette lutte, encore mal comprise à l’époque.

Le journal montre un chef attentif aux habitudes sociales. L’anecdote renseigne sur le commandement. Elle ne permet pas d’attribuer à un aliment seul tous les résultats sanitaires des voyages.

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Des savoirs se rencontrent

Illustration de la page « Des savoirs se rencontrent ».

Tupaia embarque avec l’expédition. Ce Polynésien possède des connaissances géographiques et linguistiques précieuses. Le Pacifique de Cook devient plus compréhensible grâce à un homme pour qui cet océan n’est pas un immense vide inconnu. D’une île à l’autre, un nom, un vent ou une suite d’étoiles donnent un indice au navigateur qui sait s’en servir.

En Nouvelle-Zélande, son rôle d’intermédiaire facilite plusieurs rencontres. La navigation européenne dialogue avec d’autres traditions de savoir.

Le nom du commandant a longtemps dominé le récit. Redonner sa place à Tupaia rend l’expédition plus intelligible, sans diminuer la compétence de Cook.

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Le navire accroché au récif

Illustration de la page « Le navire accroché au récif ».

En 1770, au large de la côte orientale de l’Australie, l’Endeavour heurte un récif. L’équipage jette du poids à la mer et lutte pour sauver le bâtiment. Après l’avoir dégagé, il faut réparer : la carte se construit aussi au prix de frayeurs très concrètes. Le récif est derrière eux mais une fuite continue de remplir la cale. Il faut gagner du temps pour rejoindre un abri.

Les observations de Cook enrichissent la connaissance européenne de côtes déjà habitées et connues localement.

Les revendications britanniques qui accompagnent ces voyages auront des conséquences bien au-delà de la mission de cartographie.

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Une voile sous le bateau

Illustration de la page « Une voile sous le bateau ».

Un membre de l’équipage propose de fixer de l’étoupe et de la laine sur une voile. On glisse la toile sous la coque à l’aide de cordages. L’eau qui s’engouffre dans la brèche y entraîne les fibres. La fuite ralentit. On peut gagner une rivière abritée pour réparer convenablement le bateau.

La toile agit de l’extérieur. La pression de l’eau aide à appliquer les fibres contre le trou. Les pompes, elles, continuent d’évacuer l’eau déjà entrée.

Le savoir décisif appartient ici à un homme qui a vu faire cette manœuvre ailleurs. Le mérite de l’équipage est aussi de l’écouter et d’exécuter ensemble son idée.

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Toujours plus au sud, puis au nord

Illustration de la page « Toujours plus au sud, puis au nord ».

Lors d’un deuxième voyage, Cook navigue très au sud et franchit le cercle polaire antarctique. Lors du troisième, il cherche un passage au nord du continent américain. Chaque expédition corrige l’idée que l’Europe se fait des terres et des océans. À chaque nouveau voyage, c’est une autre question que l’on pose au navire. Le climat et les réserves fixent les limites de la réponse.

Les glaces limitent la progression. L’exploration réduit certaines hypothèses sans répondre immédiatement à toutes les questions.

Son travail montre l’importance des résultats négatifs : ne pas trouver un vaste continent habitable à l’endroit attendu est aussi une connaissance.

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Une fin à Hawaï

Illustration de la page « Une fin à Hawaï ».

En 1779, à Hawaï, un conflit autour d’un vol d’embarcation s’aggrave. Cook tente de prendre un chef en otage et meurt dans l’affrontement. Ses voyages laissent un immense héritage cartographique, mais aussi la mémoire de rencontres devenues violentes. Les derniers événements ont aussi leur histoire hawaïenne. Les habitants défendent leur souverain lorsque Cook tente de l’emmener.

L’autorité acquise sur un navire ne donne pas au capitaine le pouvoir de commander les sociétés qu’il visite.

La fin de Cook révèle une limite de son commandement. Elle n’annule pas son œuvre, mais empêche d’en faire un récit uniquement technique et paisible.

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Pourquoi envoyer un bateau voir une planète ?

Illustration de la page « Pourquoi envoyer un bateau voir une planète ? ».

Le 3 juin 1769, Vénus passe devant le Soleil. Des observateurs éloignés à la surface de la Terre ne voient pas le passage exactement sous le même angle. En comparant les observations, les savants espèrent préciser les distances du système solaire. Pour que les chiffres de Tahiti aient un sens, il faut les mettre en relation avec ceux obtenus ailleurs.

L’expédition donne à voir une science internationale financée par des puissances rivales. Des savants ont besoin de partager leurs résultats, alors que les gouvernements souhaitent aussi contrôler routes et territoires.

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Sonder une mer déjà connue

Départ de l’Endeavour.

Observation du passage de Vénus à Tahiti.

Échouement sur un récif australien.

Mort de Cook à Hawaï au cours du troisième voyage.

Pour construire une carte, on relève une côte, on mesure la profondeur et on relie les observations entre elles. Tupaia, lui, possède des noms d’îles, des indications de navigation et des connaissances linguistiques. Ces savoirs répondent à des besoins différents et rendent le même océan praticable de plusieurs façons.

Les cartes de Cook entrent ensuite dans des projets qui dépassent le relevé des rivages. L’arrivée sur une côte habitée peut apporter un document de navigation à Londres et annoncer une revendication territoriale aux habitants.

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Ce que l’aventure nous laisse

Illustration de la page « Ce que l’aventure nous laisse ».

Une ombre sur le Soleil, un poids au bout d’une corde, une voile tirée sous la coque. Cook et ses compagnons obtiennent de grands résultats avec de petites observations faites au bon moment. Les meilleures cartes du monde exigent encore que quelqu’un écoute, regarde et prenne une décision sur le pont.

1. Quelle sorte de précision faut-il pour sauver un navire ?

2. Que pouvait apprendre Cook de Tupaia ?

3. Comment le sens d’une carte change-t-il selon celui qui l’utilise ?

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