Italie
De Rome aux cités, des ateliers à la nation
L’histoire de l’Italie
De Rome aux cités, des ateliers à la nation Une arche romaine, une mosaïque, un livre copié, un tableau, un violon : l’Italie ressemble à un immense atelier transmis de siècle en siècle.
Pourtant, pendant très longtemps, elle n’est pas un État unique. Notre voyage suit la rencontre entre un héritage culturel ancien, des villes fières de leurs libertés et une unité politique construite au XIXe siècle.
Une petite ville devient puissante
Elle devient une république, puis conquiert de nombreux territoires. Les récits racontent Romulus et une louve : c’est une légende fondatrice.
Un historien distingue la légende des traces retrouvées dans le sol. Toutes deux comptent pour comprendre une culture, mais elles ne donnent pas le même type d’information.
Le chantier des Romains
Sous les empereurs, à partir d’Auguste, routes et aqueducs relient un vaste empire. Pour faire arriver l’eau, les ingénieurs doivent calculer une pente douce. Les artisans taillent, assemblent et entretiennent les ouvrages. Rome transmet aussi une langue, le latin, et des règles de droit. Son monde connaît pourtant guerres et esclavage. Admirer une construction ne demande pas d’oublier comment vivaient les hommes.
Les mosaïques gardent la lumière
À Ravenne, de minuscules morceaux de pierre et de verre composent de grandes images. Ces mosaïques racontent notamment l’importance du christianisme dans la fin de l’Antiquité. En 476, un empereur d’Occident est renversé. Tout ne disparaît pas pour autant : des villes, des métiers et des savoirs continuent. Défi : imagine un dessin fait avec cent petits carrés de couleur.
Des livres qui passent de main en main
La péninsule est divisée entre plusieurs pouvoirs. Elle n’est pas encore le pays uni que nous connaissons. Le Moyen Âge prépare une partie des créations qui viendront ensuite.
Les villes entrent en compétition
Venise et Gênes font circuler des navires et des marchandises.
Florence développe le textile, les banques et les arts. Ces villes veulent défendre leurs libertés, leurs richesses et leur prestige.
Elles construisent des monuments et financent des œuvres, mais se font aussi la guerre. Les universités deviennent des lieux d’étude. Une Italie divisée peut donc être pleine d’inventions.
Entre dans l’atelier de la Renaissance
Le talent compte ; le travail et la transmission comptent aussi.
Italie se rassemble
Au XIXe siècle, des patriotes veulent unir la péninsule. Cavour négocie, Garibaldi combat et Victor-Emmanuel II devient roi d’Italie en 1861. Ils ne sont pas les seuls acteurs de cette aventure. Rome rejoint le royaume en 1870, puis devient sa capitale en 1871. Défi : retiens que l’État italien est beaucoup plus récent que la ville de Rome !
Repartir après les épreuves
Au XXe siècle, la dictature de Mussolini supprime des libertés et entraîne le pays dans de terribles guerres. Après 1945, les habitants doivent reconstruire. En 1946, ils votent pour une république ; une nouvelle Constitution entre en vigueur en 1948. Les élections et les lois servent à organiser le pouvoir. Un pays peut retrouver de l’élan après une catastrophe, grâce à des efforts durables.
Les ateliers continuent
Les Italiens développent des voitures, des machines, des vêtements, des films et de nombreux métiers d’art. Des entreprises familiales transmettent leurs gestes, tout en inventant de nouveaux produits. Le pays conserve aussi un patrimoine immense. Ce voyage n’était donc pas seulement une promenade parmi des ruines : les savoir-faire du passé peuvent nourrir des créations bien vivantes.
À toi de jouer !
Essaie de répondre avant de regarder les solutions. 01 Le récit de Romulus est-il un reportage vérifié ? 02 Italie est-elle déjà un État uni à la Renaissance ? 03 Que se passe-t-il en 1861 ? 04 Quand les électeurs choisissent-ils la République ?
Les réponses
1. Non, c’est une légende fondatrice. 2. Non, elle est divisée en plusieurs États. 3. Le royaume d’Italie est proclamé. 4. En 1946.