Émile Zola (1840–1902)

Le garçon près de l’eau

Émile Zola naît à Paris en 1840. Il grandit au soleil d’Aix-en-Provence. Son papa est ingénieur : il veut faire venir l’eau jusqu’à la ville. Au collège, Émile se fait un ami, Paul Cézanne. Ensemble, ils vont voir les ruisseaux et les collines.
Faire des paquets de livres

Plus grand, Émile retourne à Paris. Il travaille chez Hachette, dans une maison qui fabrique et vend des livres. Au début, c’est lui qui fait les paquets ! Un jour, il aimerait qu’on ouvre un de ces paquets et qu’on y trouve une histoire de lui.
Une boutique dans un passage

Émile devient écrivain. Dans son livre Thérèse Raquin, il fait entrer le lecteur dans un passage couvert de Paris. Même en plein jour, il y fait sombre. Il suffit parfois de décrire une petite boutique pour nous faire avancer sur la pointe des pieds.
Une famille de papier

Émile invente une très grande famille : les Rougon-Macquart. Il imagine les parents, les enfants et même les cousins. Ils n’habitent pas tous au même endroit. En ouvrant un autre livre, on peut rencontrer quelqu’un de la même famille dans un tout autre métier.
Les bras de Gervaise

Dans L’Assommoir, Émile raconte l’histoire de Gervaise. Elle lave le linge des autres. Imagine un grand drap trempé : comme il est lourd à soulever ! Chez Émile, les personnes qui lavent, qui repassent et qui portent les paniers ont droit à leur propre histoire.
La maison au bord du fleuve

Avec sa femme Alexandrine, Émile achète une maison à Médan, au bord de la Seine. Des amis écrivains viennent les voir. Un de ces amis s’appelle Guy de Maupassant. Dans un même livre, chacun va raconter une histoire différente.
Sous la terre

Un jour, Émile descend dans une mine du Nord de la France. Sous ses pieds, il y a du charbon. Au-dessus de sa tête, des mètres et des mètres de terre ! Il veut comprendre le métier des mineurs. En 1885, il publie leur histoire dans un roman : Germinal.
La boîte à images

En 1893, sa grande histoire de famille est finie : elle remplit vingt livres ! Émile aime aussi prendre des photos. Avec son appareil, il peut garder le souvenir d’un visage ou d’un coin de jardin, même quand il a rangé sa plume.
Un journal pour dire l’injustice

Un soldat nommé Alfred Dreyfus a été puni pour une faute qu’il n’a pas commise. En 1898, Émile prend sa défense. Il écrit une lettre qui paraît dans le journal. Son titre, J’accuse… !, est si grand sur la page que tout le monde peut le voir.
Le voyage du retour

À cause de sa lettre, Émile est condamné. Il part en Angleterre et rentre en France en 1899. Il meurt à Paris en 1902, à soixante-deux ans. Quatre ans plus tard, la justice reconnaît enfin l’innocence d’Alfred Dreyfus.
Sources
- Société littéraire des amis d’Émile Zola, Les Cahiers naturalistes — Émile Zola : une vie — https://www.cahiers-naturalistes.com/documents/zola-et-arts/ecrits-sur-lart-de-zola/emile-zola-une-vie/
- Bibliothèque nationale de France — Zola au jour le jour — https://www.bnf.fr/fr/zola-au-jour-le-jour
- Bibliothèque nationale de France — Germinal, édition de 1885 — https://catalogue.bnf.fr/ark%3A/12148/cb31690683k
- Archives zoliennes — J’Accuse et la réhabilitation de Dreyfus — https://www.archives-zoliennes.fr/les-oeuvres-de-zola/jaccuse/
- Émile Zola — Lettre au président de la République publiée le 13 janvier 1898 dans L’Aurore, texte intégral — https://www.cahiers-naturalistes.com/affaire-dreyfus/jaccuse/
- Émile Zola — L’Assommoir (1877), Germinal (1885) et Le Docteur Pascal (1893)