Chateaubriand
La valise de Chateaubriand
Dans notre valise imaginaire : une coquille, une feuille et une plume pour écrire. Trois indices pour découvrir Chateaubriand !
Il deviendra écrivain et voyageur. Le premier indice nous mène à la mer : son bruit et ses paysages resteront présents dans ses souvenirs.
Le château des souvenirs
Le jeune François-René étudie aussi dans plusieurs collèges. Plus tard, il racontera les soirées du château et sa proximité avec sa sœur Lucile.
Un château peut être impressionnant sans dragon ni sortilège : le silence, une lumière et un bruit suffisent à créer une ambiance.
Cap sur l’Amérique !
En 1791, il traverse l’Atlantique. Pas d’avion : il voyage sur un navire à voiles. L’Amérique lui fournit des images qui nourriront ses livres.
Mais attention au piège ! Un écrivain ne recopie pas toujours exactement ce qu’il voit. Il peut mêler le voyage, ses lectures et son imagination.
Atala : le livre-forêt
En 1801 paraît Atala. Chateaubriand y raconte l’histoire d’Atala et de Chactas, deux personnages amoureux dans une Amérique imaginée par l’écrivain.
Leur aventure est tragique. Pour commencer à découvrir ce livre, écoutons plutôt son décor : le vent, la forêt, les eaux. La nature aide le lecteur à ressentir l’aventure. Ce récit est une fiction, pas un carnet de voyage.
Partir sur les ailes des oiseaux
« j’aurais voulu être sur leurs ailes »
Dans René, le personnage regarde des oiseaux de passage. Il imagine les pays lointains où ils vont. Il voudrait partir avec eux !
Chateaubriand nous fait comprendre une envie grâce à une image.
René n’a pas vraiment des ailes : c’est une façon de dire son désir de voyage.
Des arbres de pierre ?
Dans le Génie du christianisme, publié en 1802, Chateaubriand défend la religion chrétienne en parlant notamment des œuvres et des beautés qu’elle a inspirées.
Pour décrire les églises gothiques, il rapproche les piliers des troncs et les voûtes des branches. Son idée nous fait regarder autrement un bâtiment. Une comparaison peut transformer notre regard !
Son jardin, sa famille d’arbres
« Je suis attaché à mes arbres »
Il y plante et soigne des arbres. Dans ses souvenirs, il dit les connaître comme une famille.
Être attaché à eux ne veut pas dire être noué à un tronc ! Ici, cela signifie aimer et tenir à quelque chose.
Un livre comme une malle
Chateaubriand écrit ses Mémoires d’outre-tombe pendant de longues années. Il y range, à sa manière, les souvenirs de sa vie et les grands événements de son époque.
Il meurt en 1848. La publication du livre commence ensuite. Son titre annonce une voix qui continue de parler aux lecteurs après sa mort : ce n’est pas une histoire de fantômes.
Refermons la valise… sans regarder
LES MOTS À L’ŒUVRE
Feuille : la nature et le jardin. Plume : l’écriture et les souvenirs.
Le quiz du retour
Réponses
1. Saint-Malo. 2. 1791. 3. Un récit inventé. 4. Les oiseaux de passage. 5. Les Mémoires d’outre-tombe.