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12+ · Explorateurs

Dumont d’Urville

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Dumont d’Urville

Illustration de la page « Dumont d’Urville ».

Une statue de marbre, un morceau de fer rouillé et un caillou ramassé près d’un continent de glace. Que peut bien relier ces trois objets ? Un marin normand qui sait regarder ce que les autres sont sur le point de laisser derrière eux. Dumont d’Urville va de la Méditerranée aux récifs de Vanikoro, puis jusqu’aux eaux polaires.

En 1820, il signale l’intérêt d’une statue déjà trouvée à Milo. En 1828, il suit la piste de La Pérouse. En 1840, il commande deux corvettes dans l’Antarctique. Ses voyages mêlent géographie, histoire et sciences naturelles.

1820-1840 · Méditerranée · Océanie · Vanikoro · Antarctique

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Un marin qui aime apprendre

Illustration de la page « Un marin qui aime apprendre ».

Jules Dumont d’Urville entre dans la Marine avec une curiosité de savant. Il apprend les langues, s’intéresse à la botanique et observe les côtes. Ses voyages réuniront plusieurs passions, au lieu de choisir entre le marin et le chercheur. Herboriser apprend à regarder un petit détail et à le décrire. Un bon marin a souvent besoin de la même patience.

Cette polyvalence correspond aux besoins des expéditions scientifiques, où chaque escale doit produire des observations utiles.

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La statue de Milo

Illustration de la page « La statue de Milo ».

Une statue de marbre peut demeurer des siècles dans le sol, puis changer de destin en quelques semaines. Dans cette affaire, le jeune officier français intervient entre le moment de la trouvaille et celui où des diplomates négocient son acquisition.

En 1820, sur l’île de Milo, Dumont d’Urville examine une statue découverte sur place. Il mesure son importance et intervient auprès des autorités françaises pour qu’elles l’acquièrent. C’est le marquis de Rivière, ambassadeur de France, qui la fait offrir ensuite à Louis XVIII.

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Un regard sur le marbre

À Milo, la statue est déjà sortie de terre lorsqu’un officier français vient la voir. Dumont d’Urville l’examine et en souligne l’intérêt auprès des représentants de la France. D’autres mèneront l’achat et le transport. La célèbre sculpture entrera au Louvre. Un regard attentif à la bonne escale a contribué à son destin.

Attribuer toute l’aventure à un seul marin ferait disparaître le rôle des habitants de Milo et des personnes chargées des négociations.

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Des îles à cartographier

Illustration de la page « Des îles à cartographier ».

À bord de L’Astrolabe, Dumont d’Urville parcourt l’Océanie. Les relevés hydrographiques, les collections et les observations s’accumulent. Les passes entre les récifs demandent une attention constante : une petite erreur peut immobiliser un grand navire. Le sondage apprend ce que la surface ne montre pas. Quelques brasses font la différence entre passer et s’échouer.

En 1826, il quitte Toulon à bord de l’Astrolabe, l’ancienne Coquille. À proximité de la Nouvelle-Zélande, il travaille sur des côtes semées de passes et de courants. Le détroit que les Français appellent passe des Français est un étroit chenal où le courant impose son heure.

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Sur les traces de La Pérouse

Illustration de la page « Sur les traces de La Pérouse ».

En 1828, Dumont d’Urville atteint Vanikoro après les découvertes de Peter Dillon. Il retrouve des indices des navires de La Pérouse et fait élever un monument. Un explorateur tente ainsi de rendre une place à ceux qui n’ont pas pu revenir. En demandant où l’on a retrouvé un objet, les enquêteurs remontent vers les récifs.

En 1828, à Vanikoro, l’expédition examine des vestiges liés aux navires de La Pérouse et élève un monument à leur mémoire. Peter Dillon avait déjà recueilli des indices matériels dans la région. Les recherches françaises complètent une enquête commencée avant leur arrivée.

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Pourquoi appeler le navire L’Astrolabe ?

Le nom du bâtiment de Dumont d’Urville était déjà celui d’un des navires disparus avec La Pérouse. À Vanikoro, ce souvenir devient bien concret. On rassemble des pièces provenant du naufrage et l’on élève un monument. Le marin rend hommage à des hommes qu’il n’a pu sauver, mais dont il peut encore éclairer l’histoire.

Peter Dillon a précédé l’équipage dans l’enquête. Des témoignages insulaires l’ont guidé vers les épaves.

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Une terre nommée Adélie

En janvier 1840, les navires de Dumont d’Urville approchent les côtes antarctiques. Une équipe débarque sur un îlot rocheux. Le commandant nomme la Terre Adélie en l’honneur de son épouse. La France inscrit une nouvelle page dans l’exploration des régions polaires. Les hommes distinguent des masses de glace flottantes puis des roches. Une équipe atteint un îlot, par grand froid.

En janvier 1840, l’Astrolabe et la Zélée, commandée par Charles Jacquinot, atteignent une côte antarctique. Une équipe gagne un îlot rocheux, y prélève des échantillons et y plante le drapeau français. La scène a lieu sur ce qu’on appelle aujourd’hui le Rocher du Débarquement.

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Le danger l’attend ailleurs

Illustration de la page « Le danger l’attend ailleurs ».

Dumont d’Urville survit aux récifs et aux glaces, mais meurt avec sa famille dans la catastrophe ferroviaire de Meudon en 1842. Son œuvre demeure dans les récits, les cartes et les collections. Sa fin rappelle que le danger n’attend pas toujours là où l’on le cherche. Après tant de mers dangereuses, la mort du navigateur dans un accident de train frappe les contemporains.

Le danger qui le tue se trouve finalement en France. Le 8 mai 1842, Dumont d’Urville, sa femme et leur fils meurent dans l’accident ferroviaire de Meudon, sur la ligne de Versailles. Le compte rendu scientifique du dernier voyage doit être poursuivi par ses collaborateurs.

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Une poignée de roche

Dans les mers antarctiques, une grande étendue blanche peut être de la glace flottante ou une côte recouverte de neige. Un rocher émerge et des hommes vont y débarquer. Ils rapportent des échantillons. Ce geste modeste apporte une information très différente de celle d’une silhouette blanche aperçue au loin.

Quelles qualités peuvent faire d’un marin un bon observateur du monde ?

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Deux corvettes pour revenir

Illustration de la page « Deux corvettes pour revenir ».

Observation de la Vénus à Milo.

Recherches à Vanikoro.

Reconnaissance de la Terre Adélie.

Mort dans l’accident ferroviaire de Meudon.

L’Astrolabe et La Zélée s’engagent dans un monde où les cartes restent incomplètes. À bois, voiles et cordages comparables, une corvette prise par les glaces devient vulnérable. Le commandant doit reconnaître les terres tout en gardant un chemin de sortie.

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L’enquête continue

Des rives de Milo aux glaces de Terre Adélie, Dumont d’Urville exerce la même habitude. Il regarde de près, se demande ce qu’il voit réellement et cherche comment le rapporter à d’autres. Les réponses prennent la forme d’une acquisition, d’un monument ou d’un échantillon conservé.

À TOI DE MENER L’ENQUÊTE

1. Comment s’appelle la terre nommée pour Adèle ?

2. Où le marin voit-il la statue ?

3. Qui le précède à Vanikoro ?

4. Sur quoi débarque une équipe en 1840 ?

POUR VÉRIFIER TES RÉPONSES

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Sources

Sources

  • Jules Dumont d’Urville, l’appel de la découverte | Musée national de la Marine — https://www.musee-marine.fr/le-magazine/dossiers-thematiques/voyages-aux-bouts-des-mondes-la-mer-sans-limites/jules-dumont-durville-lappel-de-la-decouverte.html
  • MS 132-3. Journal de bord de Charles-Hector Jacquinot — https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark%3A/16871/004b1981327
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